Rémy est guide dans le massif du Mont-Blanc. Dilettante et désabusé, il enchaîne les relations éphémères, sans espérer rencontrer jamais le grand amour. Laure, une Parisienne affairée et ambitieuse, consomme les sports d’hiver comme un bien de luxe auquel sa réussite lui donne les moyens d’accéder. Leur rencontre va les tirer hors d’eux-mêmes. Car la haute montagne, avec sa force, sa beauté, sa cruauté, révèle les êtres et les dépouille des masques derrière lesquels ils croient pouvoir se dissimuler.
Les Flammes de Pierre se déploie comme une histoire d’amour à trois personnages : deux êtres qui s’attirent, s’éloignent, se découvrent. Et la haute montagne, avec ses paysages somptueux, qui les surplombe et les unit.
Publisher: GALLIMARD
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Les Flammes de Pierre
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Voyage autour du monde par la frégate du Roi «La Boudeuse» et la flûte «L’Étoile»
«Ce n’est pas l’usage à Taïti que les hommes, uniquement occupés de la pêche et de la guerre, laissent au sexe le plus faible les travaux pénibles du ménage et de la culture. Ici une douce oisiveté est le partage des femmes, et le soin de plaire leur plus sérieuse occupation… Les femmes doivent à leurs maris une soumission entière : elles laveraient dans leur sang une infidélité commise sans l’aveu de l’époux. Son consentement, il est vrai, n’est pas difficile à obtenir, et la jalousie est ici un sentiment si étranger, que le mari est ordinairement le premier à presser sa femme de se livrer. Une fille n’éprouve à cet égard aucune gêne ; tout l’invite à suivre le penchant de son cœur ou la loi de ses sens.»
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Candide ou L’Optimisme
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d’une lecture d’image, écho pictural de l’œuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :
• Mouvement littéraire : Les Lumières et l’Europe
• Genre et registre : Littérature de combat, le conte clandestin
• L’écrivain à sa table de travail : La fabrique du conte
• Groupement de textes : Le mal sans système
• Chronologie : Voltaire et son temps
• Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa sa lectureRecommandé pour les classes de lycée.
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La vie devant soi
Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d’amour d’un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que «ça ne pardonne pas» et parce qu’il n’est «pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur». Le petit garçon l’aidera à se cacher dans son «trou juif», elle n’ira pas mourir à l’hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré «des peuples à disposer d’eux-mêmes» qui n’est pas respecté par l’Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu’à ce qu’elle meure et même au-delà de la mort.
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Les Misérables
«L’avenir arrivera-t-il? il semble qu’on peut presque se faire cette question quand on voit tant d’ombre terrible. Sombre face-à-face des égoïstes et des misérables. Chez les égoïstes, les préjugés, les ténèbres de l’éducation riche, l’appétit croissant par l’enivrement, un étourdissement de prospérité qui assourdit, la crainte de souffrir qui, dans quelques-uns, va jusqu’à l’aversion des souffrants, une satisfaction implacable, le moi si enflé qu’il ferme l’âme ; – chez les misérables, la convoitise, l’envie, la haine de voir les autres jouir, les profondes secousses de la bête humaine vers les assouvissements, les cœurs pleins de brume, la tristesse, le besoin, la fatalité, l’ignorance impure et simple.
Faut-il continuer de lever les yeux vers le ciel? le point lumineux qu’on y distingue est-il de ceux qui s’éteignent? L’idéal est effrayant à voir ainsi perdu dans les profondeurs, petit, isolé, imperceptible, brillant, mais entouré de toutes ces grandes menaces noires monstrueusement amoncelées autour de lui ; pourtant pas plus en danger qu’une étoile dans les gueules des nuages.»
IVe partie, livre 7, chap. IV. -

L’élégance du hérisson
«Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.» -

Mémoires d’Hadrien
Cette œuvre est à la fois roman, histoire et poésie. En imaginant les Mémoires d’un grand empereur romain, l’auteur a voulu « refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors ». Jugeant sans complaisance sa vie d’homme et son œuvre politique, Hadrien n’ignore pas que Rome finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l’importance de penser et de servir jusqu’au bout. « … Je me sentais responsable de la beauté du monde », dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l’homme de tous les temps: les dangers mortels qui du dedans et du dehors menacent lescivilisations, la quête d’un accord harmonieux entre le bonheur et la « discipline auguste », entre l’intelligence et la volonté.
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Hiroshima mon amour
Lui : Tu n’as rien vu à Hiroshima. Rien.
Elle : J’ai tout vu. Tout… Ainsi l’hôpital je l’ai vu. J’en suis sûre. L’hôpital existe à Hiroshima. Comment aurais-je pu éviter de le voir ?
Lui : Tu n’as pas vu d’hôpital à Hiroshima. Tu n’as rien vu à Hiroshima…
Elle : Je n’ai rien inventé.
Lui : Tu as tout inventé.
Elle : Rien. De même que dans l’amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier, de même j’ai eu l’illusion devant Hiroshima que jamais je n’oublierai. De même que dans l’amour. -

Histoires extraordinaires
Les treize nouvelles rassemblées dans ce volume sont le fruit du choix de Baudelaire : il en a lui-même traduit les textes, par admiration pour un auteur dont il partage le goût du macabre et une attirance certaine pour la mort et ses mystères. Styliste hors pair, Edgar Allan Poe crée des univers issus d’une tradition littéraire établie (conte germanique, romantisme noir, aventure), et en même temps uniques. Partant d’éléments réalistes ou scientifiques, il surprend le lecteur en le menant, tour à tour, vers la littérature policière, dont il fut un pionnier, le canular journalistique, le conte fantastique ou la science-fiction. Nourrie des grands auteurs, son œuvre fut à son tour une source d’inspiration, de Jules Verne à H.G. Wells, de Stevenson à Conan Doyle.
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Les enfants sont rois
Mélanie, qui a grandi dans le culte de la téléréalité, n’a qu’une idée en tête : devenir célèbre. Mais son unique apparition à l’écran tourne au fiasco. Quelques années plus tard, mariée et mère de famille, elle décide de mettre en scène le quotidien de ses enfants sur YouTube. Le succès ne se fait pas attendre, et la voilà bientôt suivie par des millions d’abonnés. Jusqu’au jour où sa fille disparaît.
Des années Loft Story aux années 2030, marquées par le sacre des réseaux sociaux, Delphine de Vigan explore les dérives d’une époque où l’on ne vit que pour être vu. -

Les Fleurs du Mal
Esprit vagabond, toujours mobile, Baudelaire explore les dédales de la conscience. Tantôt il atteint à l’extase, tantôt il se perd dans les abîmes du péché. Par ses poèmes, il nous fait partager le drame qui se joue en lui, qui est celui de la tragédie humaine. Premier poète moderne, Baudelaire donne à la poésie sa véritable dimension : exprimer, par-delà les mots, ce vertige absolu qui s’empare de l’âme. Tout chez lui, en lui, affirme la nécessité de la souffrance, la fatalité du péché, et la rédemption par l’amour. Baudelaire fait des Fleurs du Mal un immense poème de la vie et du monde.
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L’événement
«Depuis des années, je tourne autour de cet événement de ma vie. Lire dans un roman le récit d’un avortement me plonge dans un saisissement sans images ni pensées, comme si les mots se changeaient instantanément en sensation violente. De la même façon entendre par hasard La javanaise, J’ai la mémoire qui flanche, n’importe quelle chanson qui m’a accompagnée durant cette période, me bouleverse.»
Annie Ernaux. -

Regarde les lumières mon amour
«Souvent, j’ai été accablée par un sentiment d’impuissance et d’injustice en sortant de l’hypermarché. Pour autant, je n’ai jamais cessé de ressentir l’attractivité de ce lieu et de la vie collective, subtile, spécifique, qui s’y déroule.»
Annie Ernaux. -

Mémoire de fille
«J’ai voulu l’oublier cette fille. L’oublier vraiment, c’est-à-dire ne plus avoir envie d’écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n’y suis jamais parvenue.»
Annie Ernaux replonge dans l’été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l’Orne. Nuit dont l’onde de choc s’est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années. S’appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu’elle a été dans un va-et-vient entre hier et aujourd’hui.
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La place Édition spéciale
Ouvrier devenu petit commerçant, le père d’Annie espérait que sa fille, grâce aux études, serait mieux que lui.
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L’occupation
«J’avais quitté W. Quelques mois après, il m’a annoncé qu’il allait vivre avec une femme, dont il a refusé de me dire le nom. À partir de ce moment, je suis tombée dans la jalousie. L’image et l’existence de l’autre femme n’ont cessé de m’obséder, comme si elle était entrée en moi. C’est cette occupation que je décris.»
Annie Ernaux. -

Les années
«La photo en noir et blanc d’une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l’autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d’Ambre Solaire, d’échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Les cuisses, plus claires, ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d’une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d’un séjour ou d’une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer.»
Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l’après-guerre à aujourd’hui. En même temps, elle inscrit l’existence dans une forme nouvelle d’autobiographie, impersonnelle et collective. -

Je ne suis pas sortie de ma nuit
«Ma mère a été atteinte de la maladie d’Alzheimer au début des années 80 et placée dans une maison de retraite. Quand je revenais de mes visites, il fallait que j’écrive sur elle, son corps, ses paroles, le lieu où elle se trouvait. Je ne savais pas que ce journal me conduirait vers sa mort, en 86.»
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Au bonheur des ogres
Côté famille, maman s’est tirée une fois de plus en m’abandonnant les mômes, et le Petit s’est mis à rêver d’ogres Noël.
Côté cœur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire).
Côté boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j’étais là aussi pour l’explosion de la troisième, ils m’ont tous soupçonné.
Pourquoi moi ?
Je dois avoir un don… -

La fin des abeilles
Une nuit, la narratrice rêve que sa mère parcourt à pied dans l’obscurité les cent kilomètres qui les séparent. Ce rêve la presse de renouer avec sa mère un contact qui a toujours été difficile. Pendant cinq ans, elle lui rend visite chaque semaine dans la grande maison familiale. Elle suit au fil du temps le vieillissement qui s’accélère, le renoncement aux activités familières et la perte d’autonomie, jusqu’au placement dans un établissement de soins.
Avec ardeur et finesse, Caroline Lamarche déroule la chronique d’une fin de vie qu’elle aurait aimée différente. -

Guerre
« Je m’étais divisé en parties tout le corps. La partie mouillée, la partie qu’était saoule, la partie du bras qu’était atroce, la partie de l’oreille qu’était abominable, la partie de l’amitié pour l’Anglais qu’était bien consolante, la partie du genou qui s’en barrait comme au hasard, la partie du passé déjà qui cherchait, je m’en souviens bien, à s’accrocher au présent et qui pouvait plus – et puis alors l’avenir qui me faisait plus peur que tout le reste, enfin une drôle de partie qui voulait par-dessus les autres me raconter une histoire. C’était plus même du malheur qu’on peut appeler ça, c’était drôle. »
Écrit deux ans après Voyage au bout de la nuit, Guerre lève le voile sur l’expérience centrale de l’existence de Céline : le traumatisme physique et moral du front. Avec ce livre d’une violence totale, entre récit autobiographique et œuvre d’imagination, une pièce capitale de l’œuvre de l’écrivain est mise au jour.
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Notre-Dame de Paris
« Il était là, grave, immobile, absorbé dans un regard et dans une pensée. Tout Paris était sous ses pieds, avec les mille flèches de ses édifices et son circulaire horizon de molles collines, avec son fleuve qui serpente sous ses ponts et son peuple qui ondule dans ses rues, avec le nuage de ses fumées, avec la chaîne montueuse de ses toits qui presse Notre-Dame de ses mailles redoublées. Mais dans toute cette ville, l’archidiacre ne regardait qu’un point du pavé : la place du Parvis ; dans toute cette foule, qu’une figure : la bohémienne.
Il eût été difficile de dire de quelle nature était ce regard, et d’où venait la flamme qui en jaillissait. C’était un regard fixe, et pourtant plein de trouble et de tumulte. Et à l’immobilité profonde de tout son corps, à peine agité par intervalles d’un frisson machinal, comme un arbre au vent, à la roideur de ses coudes plus marbre que la rampe où ils s’appuyaient, à voir le sourire pétrifié qui contractait son visage, on eût dit qu’il n’y avait plus dans Claude Frollo que les yeux du vivant. » -

La version de Fenoglio
Opéré de la hanche, le maréchal Pietro Fenoglio se lie d’amitié avec Giulio, un étudiant en droit qui suit le même programme de rééducation que lui après un accident. Au fil de leurs discussions, Fenoglio s’ouvre sur sa longue carrière chez les carabiniers. Le récit des affaires les plus singulières de sa vie brosse progressivement un tableau subtil des relations mouvantes qui unissent la vérité à la justice, et, petit à petit, la frontière entre l’enquête policière et l’investigation philosophique finit par s’effacer…
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Les Trois Mousquetaires
Dans Les Trois Mousquetaires revit toute l’Histoire : le Moyen Âge parce que c’est une épopée chevaleresque ; le XVIIe siècle dominé par Richelieu fondateur de la France moderne ; le romantisme parce que des héros exceptionnels, qui ont disparu d’une société contemporaine dépoétisée, se réfugient dans le roman. L’auteur y a mis tout son art : la surprise, la vitesse, l’humour, la couleur, le sens du mystère et de la grandeur. Le lecteur se sent un instant aventureux comme d’Artagnan, séducteur comme Aramis, hercule comme Porthos, profond comme Athos, poète comme Dumas.
